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Les rumeurs sur internetLa date de remise de mémoire approche à grands pas, et il est sérieusement temps de commencer ma rédaction. Mais, honnêtement, c’est légèrement le chaos dans ma tête et j’ai du mal à mettre de l’ordre dans mes idées.

C’est la raison pour laquelle j’écris ce post aujourd’hui: pour structurer ma pensée et solliciter vos avis, suggestions et remarques.

Pour rappel, mon sujet de mémoire est l’étude de la transmission de rumeurs électroniques, et plus particulièrement l’évolution de cette transmission du “web 1″ au “web 2.0″. Afin de structurer ma réflexion (et ma rédaction), j’ai cherché à déterminer les aspects les plus intéressants à aborder. Et c’est ainsi que j’ai choisi cinq pôles principaux, répondant chacun à une grande question:

  1. Les formes et formats: quelles formes ou formats les rumeurs électroniques peuvent-elles prendre?
  2. Les canaux et supports: quels canaux, supports ou services les rumeurs empruntent-elles, et quel est leur impact (ou l’influence) sur la diffusion et la transmission.
  3. Le cadre spatio-temporel: quelles sont les caractéristiques spatio-temporelles des rumeurs électroniques?
  4. Les mécanismes: quels mécanismes (ou utilisations du web) interviennent dans la transmission des rumeurs?
  5. Les relais: quel est le rôle et l’influence des utilisateurs dans la propagation des rumeurs électroniques?

Pour chacun des pôles, j’ai déterminé différents aspects intervenant dans la réflexion. Les principaux points se partagent comme suit:

  1. Les formes et formats: texte, image fixe, vidéo, audio, lien, flux rss, métadonnées (tag, catégorie, etc.), hybride (combinaison de plusieurs formats).
  2. Les canaux et supports: sites web, email, IM, chat, forums et newsgroups, blogs, microblogging, réseaux sociaux, partage vidéo et photo, social bookmarking, sites de ranking, wikis et outils collaboratifs, jeux online.
  3. Le cadre spatio-temporel: synchronicité, fréquence, vitesse, rémanence, persistance, mobilité, portabilité.
  4. Les mécanismes: bookmarking, partage, cross-posting, forwarding (retweets, reposts, etc.), widgets et APIs, nicknaming, spamming, mass mailing et bulletins, avatar manipulation, tagging et folksonomie, syndication.
  5. Les relais: autorité, crédibilité, confiance, implication, fiabilité, réputation, publicité et anonymat, familiarité.

Voilà donc, en résumé, comment j’envisage mon mémoire: je vais appliquer cette “grille” aux rumeurs telles qu’on en trouvait dans les années 1990-2000, et ensuite l’appliquer aux rumeurs qu’on rencontre aujourd’hui sur le web2.0. L’idée est donc de mettre en évidence les différences et les évolutions dans la manière dont les rumeurs se transmettent et se déplacent sur la toile.

Bien que je n’étudie que les “vraies” rumeurs (entendez par là: pas les rumeurs orchestrées par les agences de publicité), je pense ce que je fais pourrait s’appliquer relativement facilement à tout ce qui touche de près ou de loin le bouche à oreille, et donc le buzz marketing, la réputation de l’entreprise et tout ce qui concerne l’influence en ligne.




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